Le diplomate

Excellence Jean Armand Koffi, Président-fondateur de la Chambre des Experts Européens pour le Commerce et l’Industrie (CEECI-UE) « Cette Chambre repose essentiellement sur l’humanitaire »

Le Royaume de Belgique encourage depuis quelques années la création d’associations internationales humanitaires à but non lucratif. Une opportunité pour tout ‘’vagabond’’ de la charité qui vit pour rendre les autres heureux. Jean Armand Koffi, président directeur général d’entreprise de construction, d’assurance et de sécurité, n’a pas hésité à tenter le coup.

L’homme d’affaires, après avoir postulé auprès du Royaume de Belgique pour internationaliser ses actions sociales, se voit accorder l’agrément signé des mains du Roi belge pour exercer en tant qu’institution diplomatique. Ainsi nait la chambre des experts européens pour le commerce et l’industrie. Cette association internationale que fait brillamment vivre son fondateur… A entendre la dénomination de cette chambre, on a le sentiment qu’elle est constituée uniquement d’Européens…

Si c’est le sentiment que cela peut vous donner, vous constatez vous- mêmes que le président fondateur n’est pas un Européen, mais bien un Ivoirien. En fait, ce qu’il faut savoir, c’est que la CEECI-UE est constituée sous la forme d’une association internationale sans but lucratif (d’utilité internationale) conformément à la loi belge et est dénommée « Chambre des Experts Européens pour le Commerce et l’Industrie -Union Européenne » en abrégé « CEECI-UE ». Le siège social est établi en Belgique, précisément à 1210 Saint-Josse-Ten-Noode, Rue de L’union 43, dans l’arrondissement de Bruxelles. Cette chambre a été créée le 19 avril2019 après la signature de l’agrément des mains du Roi belge.

Quels sont les piliers de cette chambre ?
Cette chambre qui est une institution diplomatique repose essentiellement sur l’humanitaire. Aussi, la CEECI-UE aide à lutter contre la pauvreté en aidant les plus démunis, les enfants orphelins. La Chambre d’experts européens pour le commerce et l’industrie travaille aussi à favoriser la santé et l’éducation pour tous et à encourager l’émergence, la démocratie, la transparence dans les pays en développement avec l’appui de l’Union européenne. Bref, nous avons des prérogatives qui sont aussi bien fournies que diversifiées parce que nous aidons à la lutte contre le terrorisme et nous favorisons le développement socio-économique et culturel.

Comment arrive-t-on à créer une telle chambre qui a la stature diplomatique ?
Rien n’a été gagné d’avance. Ce n’est pas chose aisée. La déclaration d’intention de création d’une telle chambre est soumise directement au Roi belge. Votre dossier passe à la justice belge et même à la Banque nationale belge. Il est passé au peigne fin avec tout ce que cela comporte comme enquête de moralité avant l’approbation finale.

Il vous a fallu combien de temps pour avoir cette approbation finale ?
Nous avons commencé les démarches en 2017 et c’est en avril 2019 que nous avons eu l’agrément qui nous permet de mener nos activités.

Après trois années d’existence, quel pourrait être le bilan des activités de cette Chambre ?
Après l’obtention de l’agrément en 2019, le monde a été confronté à la covid-19. Nous avons néanmoins travaillé en aidant les démunis et faisons beaucoup d’actions sociales. En 2021, les activités de la chambre ont pris un autre virage avec l’opérationnalisation du dispensaire du village de Ouaouakro à Toumodi pour un coût total de 10 millions de FCFA de matériel. Plusieurs personnes souffrant de diverses formes de cancer ont été assistées avec la collaboration de membres de la chambre venus de Bruxelles.

Une institution diplomatique a forcément besoin d’accords de siège pour travailler. En avez-vous déjà obtenu avec des pays africains ?
Nous avons obtenu l’accord de siège pour la Guinée-Bissau, le Mali, le Burkina, la Guinée Conakry et la Mauritanie. Bientôt, ce sera le Ghana.

Qu’en est-il de la Côte d’Ivoire ?
Vous savez, notre siège est à Bruxelles. Et contrairement à ce que certaines personnes pourraient penser, nous sommes obligés d’avoir un
accord de siège avec la Côte d’Ivoire. Les choses sont en bonne voie. Parlant d’activités, il faut dire que nous avons été invités par plusieurs
hautes personnalités de pays africains entre autres le Burkina, la Guinée, le Mali. Aussi, il y a un peu plus d’un mois, la ministre chargée des Droits de l’homme au Parlement européen nous a fait l’honneur de nous inviter à un forum en Mauritanie pour échanger sur les conflits et la menace du terrorisme.

Comment devient on membre de cette chambre d’experts ?
Pour être membre, il faut être expert dans son domaine, homme d’affaires, opérateur économique. Nous sommes une organisation à but
non lucratif. Nous exerçons pour aider ceux qui sont dans le besoin. C’est pour cela que pour intégrer la chambre, il faut bien que vous puissiez avoir de quoi donner aux autres. C’est à juste titre que les droits d’adhésion vont de 2 à 5 millions de FCFA.

La chambre compte combien d’experts aujourd’hui ?
Nous sommes autour de 24 experts et envisageons d’arrêter le nombre à 50. Pas plus. Car pour nous, il ne s’agit pas d’avoir du nombre, mais des personnes actives qui incarnent les valeurs que nous promouvons au sein de la chambre d’experts européens. Pour terminer, je souhaite au magazine ‘’LES ELUS’’ de se hisser au sommet comme un magazine de référence. Bon courage à vous !

Par Olivier Valère

Olivier Valère

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